Vous l\'avez remarqué ! Le printemps est là, avec ses jours un peu plus longs, son soleil un peu plus chaud, des couleurs et de la vie partout. Pourtant, cette année, on tarde un peu à goûter ces choses simples.

Ici, on enterre les enfants morts de faim, là-bas ils sont morts du sida. Ici on se bat pour une terre, là-bas c\'est pour un dieu. Ici, encore, des gosses travaillent dans des conditions dignes du Moyen-Âge ou se font \"tirer\" dans les bidonvilles comme des lapins, là-bas, ils traînent leur haine de cette société qui ne leur laisse aucune place.

Dans l\'atmosphère chaotique de ce début de millénaire, le printemps, vu au travers de notre lucarne télévisuelle, ne fait pas bonne figure.
Trouver encore suffisamment de courage et de motivation dans une lutte pour notre environnement peut paraître incongru. De tous temps, pourtant, les hommes ont lutté. Pour leur survie, leur liberté, leur idéal ou leur identité. Leurs victoires ou leurs défaites ont à chaque fois participé à bâtir notre histoire commune, celle de l\'humanité. Et les luttes plus récentes engagées au 20ème siècle pour sauvegarder notre environnement s\'inscrivent aussi dans cette universalité.
L\'environnement ne se limite pas à l\'air que nous respirons ou à l\'eau que nous buvons. C\'est la vie, dans toutes ses dimensions, ce sont les problèmes d\'éthique, de société, de liberté, d\'information. Et au siècle de l\'hyper-communication, les atteintes à l\'environnement ici, influent forcément un jour ou l\'autre là-bas (cf. Gaz de France).

Tous les Hommes sur Terre sont égaux, et je veux croire que tous, un jour, en auront conscience. Mais pourquoi n\'ont-ils pas encore compris qu\'ils sont aussi tous interdépendants ? C\'est peut-être ça la vraie mondialisation : se sentir ensemble responsable et fier de notre Terre.