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Le vin bio, quelle histoire !
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septembre - octobre 2010 - n° 79
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En 2009, le nombre de vignerons ayant choisi de se convertir à la Bio a augmenté de 31%, entrainant une croissance de la surface de vignes engagées en agriculture biologique de 39%. Un mouvement qui suit les tendances du marché puisqu’au cours des cinq dernières années, la consommation de vin « bio » a augmenté de près de 60%.
Pour bon nombre de nos concitoyens, l’Agriculture Biologique devient petit à petit une évidence…
Le vin, aliment festif, conserve une image de produit naturel auprès des consommateurs, alors que depuis plus d’un siècle, c’est le monde du commerce qui dicte à cette production ses exigences, avec des conséquences parfois graves !
Hasard du calendrier, alors que nous pensions que l’arrivée d’un règlement européen sur la vinification biologique ferait l’actualité de cette rentrée, c’est malheureusement la recherche génétique qui prend le dessus, une nouvelle fois. Le commissaire européen Dacian Ciolos laisse tomber le projet de cahier des charges « vinification biologique » parce qu’il le juge insuffisant ; pourquoi n’a-t-il pas la même conscience écologique lorsqu’il s’agit d’interdire les OGM ? En effet, à Colmar, l’INRA – établissement public de recherche – a implanté une vigne génétiquement modifiée pour essayer de lutter contre la maladie du court noué dont l’origine récente est corrélée à la mondialisation économique de la culture de la vigne, comme nous l’explique Guy Kastler (p 17 à19). Heureusement, des hommes et des femmes réagissent – merci aux Faucheurs Volontaires ! – pour interpeler les chercheurs et nos dirigeants sur le fait que les citoyens, dans leur majorité, ne veulent pas d’OGM, pas plus dans leur vin qu’ailleurs. Par le fauchage réalisé le 15 août dernier, les faucheurs nous rappellent la révolte des vignerons du Midi de 1907, dont nous faisons un petit rappel historique (p20 et21).
Aujourd’hui, des œnologues, des vignerons, des consommateurs reviennent à des pratiques plus proches du vivant, plus en adéquation avec notre environnement.
Vous l’aurez compris, ce numéro de la revue Nature & Progrès a pour objectif de faire le point sur les enjeux du vin : d’abord par une approche historique, puis en vous arrêtant sur le parcours de passionnés et d’actions collectives remarquables… En fervents défenseurs de la biodiversité et de la solidarité entre les peuples aussi, vous découvrirez des portraits de citoyens humanistes, qui agissent au quotidien pour que la vie reste le socle du développement. En espérant vous donner envie de rencontrer des paysans et de goûter leurs produits… avec modération bien évidemment !

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Lionel Labit Administrateur fédéral à N&P
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| Le sommaire | | |  | | | | |  | Bio-portrait : Des paysans bien logiques | | | |  | Faites-le vous-même : Du dentifrice maison | | | |  | Lecture : Invasions biologiques, le jeu d’une mauvaise nature ? | | | |  | DOSSIER : LE VIN BIO, QUELLE HISTOIRE !
| | | |  | Petite Histoire de la Vigne et du Vin
| | | |  | Guérir la vigne de la dictature du marché | | | |  | Echec des négociations sur un cahier des charges européen de la vinification bio et réactions de vignerons | | | |  | Ce supplément d’âme des vins sous mention privées | | | |  | Réflexion œnologique sur vinification biologique | | | |  | La cristallisation sensible | | | |  | + un répertoire des viticulteurs sous mention Nature & Progrès | | | |  | Initiative : Vergers conservatoire et éducation populaire | | | |  | Témoignage : Ecologie et coopération, un même projet | | | |  | Economie solidaire : des rencontres franco-boliviennes prometteuses | | | |  | et toujours : le végétal, les recettes Bio-gourmande, les petites annonces, l'agenda... + le programme des ciné-conférences du salon Marjolaine | | |
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Nature & Progrès, c’est aussi un magazine depuis 1964. Tous les deux mois, le point y est fait sur l’actualité de l’agriculture et de l’alimentation bio. Reportages, interviews, dossiers sensibles (OGM, nucléaire,incinération...), éco-construction. Egalement des nouvelles brèves sur l’agriculture, le monde rural, le jardinage, l’alimentation et la distribution... Tout cela en fait un outil précieux d’information sur le monde de l’agroécologie. La revue se veut engagée dans une réflexion globale sur la mondialisation, le commerce équitable, la décroissance. Enfin grâce aux rubriques courrier, calendrier des foires, colloques, c'est un carrefour important de communication autant que d’information. Tirée à 5 000 exemplaires, la revue est principalement diffusée par abonnement, ainsi que par un système de dépôt-vente (> voir les modalités).
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