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TAFTA/TTIP,CETA/AECG...Commerce mondial : les accords félons

avril - mai 2016 - n° 107

 

Quel printemps, entaché d’anniversaires funestes: trente ans de Tchernobyl et cinq ans de Fukushima! Le gouvernement japonais a décidé de lever les ordres d’évacuation avant mars 2018, sauf pour la zone non récupérable. Mais l’aide au logement s’arrêtera en mars 2017. Cinq ans après, les dirigeants de TEPCO, propriétaire de la centrale nucléaire de Fukushima, vont devoir enfin rendre des comptes à la justice japonaise. Toutefois, le procès ne devrait s’ouvrir qu’en 2017. Quant à Tchernobyl, un bilan sérieux et étayé des victimes n’a jamais été vraiment réalisé. La région reste fortement contaminée et la désinformation toujours à l’œuvre ainsi que la disqualification de tout scientifique «lanceur d’alerte» qui se risque à présenter les impacts environnementaux et sanitaires réels. Mais que se passe-t-il en France avec notre parc de réacteurs nucléaires vieillissant?
Le Président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), lors de ses vœux 2016, l’a souligné: «le contexte en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection est préoccupant. La poursuite du fonctionnement des centrales nucléaires au-delà de 40 ans n’est pas acquise: les conditions de cette poursuite restent encore largement en débat». La poursuite d’exploitation des installations nucléaires anciennes est soumise à des enjeux de sûreté importants. Il reconnaît «des difficultés dans la construction d’installations nucléaires nouvelles». Et nous apprenons que d’innombrables et sérieuses malfaçons, de gigantesques surcoûts, plombent la construction de l’EPR de Flamanville.
Commencerions-nous à émerger de la politique du silence, voire du mensonge?
Et bien d’autres incidents, plus ou moins graves, émaillent le fonctionnement de nos réacteurs nucléaires.
Après la diffusion par Canal+ du documentaire Nucléaire, la politique du mensonge, la CRIIRAD vient de demander un bilan sur l’exposition des riverains et des travailleurs à la suite des accidents survenus, entre 1969 et 1980, sur les réacteurs n° 1 et 2 de la centrale nucléaire de St Laurent des Eaux. Une nouvelle étude de l’IRSN(1) rendue publique ce 17 mars confirme des rejets de plutonium pendant plusieurs années dans la Loire ainsi que des rejets radioactifs dans l’atmosphère. Toutefois, elle ne nous renseigne pas sur les doses subies par les riverains. Plusieurs décennies après ces incidents, la note produite par l’IRSN soulève de nombreuses interrogations. Quand aurons-nous des réponses?
En France, la question du nucléaire demeure un sujet très sensible. En effet, alors qu’il a distribué des tracts avec une quinzaine de personnes de «Stop Nucléaire 26-07» le 29 novembre 2015 (jour d’ouverture de la COP 21), Dominique Malvaud est convoqué au tribunal de Valence le 24 mars. Pour justification, la violation de l’état d’urgence. Quel amalgame! Une fois de plus, l’État veut-il museler la contestation sur le nucléaire?

Bien d’autres sujets d’inquiétude existent, comme par exemple celui des pesticides.
Deux ans après son lancement par des médecins du Limousin, l’Appel du collectif «Alerte médecins pesticides», signé par 1550 praticiens, dénonce l’effet nocif des pesticides sur la santé et interpelle l’État sur ses responsabilités. Et pourtant les alternatives aux pesticides sont connues; l’association ASPRO PNPP a milité pour les promouvoir et les inscrire comme biostimulants dans la LAAF(2) votée en septembre 2014. Mais la publication des décrets d’application tarde, aussi les attendons-nous avec impatience.
Dans ce monde qui se dirige vers le chaos, nous avons de nombreuses raisons d’être pessimistes. Mais Jean-Baptiste Libouban dans son livre «Vagabondage d’un faucheur volontaire» et ses paroles réconfortantes et encourageantes de Sage nous explique toutes les raisons d’espérer. Ils sont nombreux ceux qui font «germer les graines de demain et ainsi la vie poussera plus fort»: tous ceux qui résistent, les faucheurs volontaires, les zadistes…et tous les anonymes et leurs alternatives… ceux qui font la fête, chantent et dansent, car ils croient à la vie; ceux qui sont solidaires et organisent l’avenir comme la plupart des adhérents de Nature et Progrès. Enfin, ceux qui travaillent sur eux-mêmes et portent un autre regard sur la nature.
«Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent», magnifiques paroles de Lucie Aubrac.
 

 






Eliane Anglaret
Présidente de Nature & Progrès

Le sommaire

BIO PORTRAIT : Le retour à la Terre de Catherine Chalom Jamais deux sans trois ! Catherine Chalom, une militante portant haut les couleurs de Nature & Progrès, ouvrira bientôt sa troisième Biocoop parisienne… Cette fois dans le 8ème arrondissement.

TRIBUNE : De l’utilisation arbitraire des mots « bio » ou « éco » Alors que les plus gros pourvoyeurs de pesticides toxiques s’apprêtent à devenir les leaders du «Bio-contrôle », le mot "Bio" risque de se voir interdit d’usage aux acteurs historiques de cette agriculture.

ALTERNATIVES : Les éco-industries locales, le passage obligé des sociétés en transition Les éco-industries locales proposent aux citoyens de se réapproprier la gouvernance des systèmes de production d'une partie des objets de leur quotidien. La voie vers la souveraineté éco-industrielle ?

DOSSIER: TTIP (ou TAFTA) : « Tout doit disparaître ! » (par Agnès Bertrand)

DOSSIER :Alerte citoyens ! Le CETA, plus dangereux que le TAFTA car plus avancé (par Eric Petit)

DOSSIER :CETA, TAFTA… passera, passera pas ? Questions à José Bové, député vert européen

TEMOIGNAGE : Fukushima : Rien n’est caché, tout est accepté Cécile Asanuma Brice vit au Japon où ses recherches en sociologie urbaine se sont orientées, après l’accident nucléaire de Fukushima, vers la gestion de la protection de la population. Elle témoigne.

Cuisine : Les recettes bio-gourmandes de Valérie Cupillard

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Ecologie, agriculture bio, économie solidaire... La revue Nature & Progrès fait le point tous les deux mois sur l’actualité.
Reportages, interviews, dossiers sensibles (OGM, nucléaire, incinération...), éco-construction.
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