Agir pour l’Environnement, la Confédération Paysanne et Nature & Progrès ont porté un recours devant le Conseil d’État pour l’annulation de la ré-autorisation des néonicotinoïdes

A la suite de la parution de l’arrêté de ré-autorisation des insecticides de la famille des néonicotinoïdes pour le traitement des semences de betteraves sucrières, Agir pour l’Environnement et la Confédération paysanne ont déposé un référé devant le Conseil d’Etat en vue d’obtenir la suspension de cette décision gouvernementale. Elles sont rejointes par Nature&Progrès.

Les associations rappellent que l’usage des néonicotinoïdes relève plus d’une stratégie industrielle de développement de l’éthanol et de compétitivité par la baisse des prix et l’augmentation des volumes, que d’une nécessité technique, virage accentué par la fin des quotas de production qui s’est caractérisée par une hausse spectaculaire des rendements et un effondrement des prix. Les rendements de 2020 affectés par la sécheresse tout autant que par la jaunisse restent aussi élevés qu’il y a dix ans. Nous n’acceptons pas que les paysan.nes, les citoyen.nes et la biodiversité subissent les choix désastreux de l’industrie et les arguments fallacieux du gouvernement pour déroger à l’interdiction des néonicotinoïdes. 

Lors de l’audience en référé le mardi 9 mars, des militants des trois associations et syndicat se sont réunis pour affirmer haut et fort le “NON !” des abeilles et de leur soutiens. Des adhérents du groupe Nature & Progrès Ile de France ont représenté la fédération lors de cet évènement.

Malheureusement, lors du référé, le Conseil d’État n’a pas suivi les associations et syndicat dans leur requête. Le jugement sur le fond aura lieu prochainement, mais il arrivera après les semis et la réutilisation de ces toxiques dangereux et inutiles.

Une nouvelle fois, l’État se range aux côtés de l’agro-industrie au mépris de la santé et de la biodiversité.