L’histoire de Nature & Progrès

 

Dans les années 50, en France, des associations développent le concept d’agriculture biologique. Des médecins, agronomes, citoyens, écologistes et paysans, à la recherche d’un modèle alternatif à l’agro-industrie, promeuvent le développement d’une agriculture biologique et paysanne. Elle met en lumière le rôle des équilibres biologiques et écologiques ainsi que les dangers que fait courir l’usage des pesticides et des intrants de synthèse pour l’alimentation humaine et l’environnement.

Un peu d'histoire

Les racines de Nature et Progrès

1964Naissance de Nature et Progrès
1972Création de la Fédération Internationale des Mouvements d'Agriculture Biologique (baptisée IFOAM (International Fédération of Organic Agriculture Movements ) par Nature et Progrès, la Soil Association de Grande Bretagne, la Soil Association d’Afrique du Sud, la Rodale Press (Etats-Unis) et l’Association biodynamique suédoise.

L’agriculture biologique prend son essor

1972 – 1973 Nature et Progrès élabore le premier cahier des charges de l'agriculture biologique, les premières mentions Nature et progrès sont attribuées.IFOAM
19761ère édition du salon bio Marjolaine à Paris qui fait connaître aux citoyens les produits de l’agriculture biologique
1978Début des contrôles indépendants de la marque Nature et Progrès autour des Commissions Mixtes d’Agrément et de Contrôle (COMAC) à l’origine des Systèmes Participatifs de Garantie (SPG), la certification participative de Nature et Progrès encore en place au-jourd’hui.
1981Le gouvernement français reconnaît officiellement l’agriculture biologique (Loi d’orientation agricole du 4 juillet 1980)
1982Création de l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB) par le SABD, la FNAB, le GRAB, Nature & Progrès…ITAB

L’agriculture biologique s’institutionnalise

1986Homologation par les pouvoirs publics français du cahier des charges de Nature et Progrès comme cahier des charges officiel de l’agriculture biologique.
1991L’Adoption du premier règlement européen de l’Agriculture Biologique va renverser les rôles. Le contrôle et la certification par des organismes certificateurs agrées deviennent obligatoires, ce qui va détourner l’agriculture biologique de la gestion associative qui l’avait portée jusqu’à présent
1993Création de la marque AB. Propriété du ministère français en charge de l’agriculture
Nature et Progrès se détache de la certification par tiers et de la Bio officielle. Elle refuse que l’agriculture biologique soit dépendante d’une attache commerciale, les organismes certificateurs. Elle devient une marque associative et collective indépendante.
Deux courants se séparent alors, celui de la bio officielle qui voit l’agriculture biologique comme un mode de production voire une niche de marché (approche technique et économique) et une approche plus globale qui conçoit l’agriculture biologique comme un projet de société

Nature et Progrès sort de la bio officielle pour rester fidèle à ses valeurs

1994-1995Opération “Boycott de la certification de l‘agriculture biologique“ par des producteurs Nature et Progrès qui estiment que l’État aurait dû assumer ce service de labellisation

Nature et Progrès résiste aux dérives de la bio et lutte pour sa reconnaissance

1998Nature et Progrès rédige le premier cahier des charges “cosmétique et savonnerie“ français.
1999Rédaction de la Charte Nature et Progrès, un idéal commun qui unit tous les adhérents
2003Création du Réseau Semences Paysannes, dont Nature et Progrès est un des membres fondateurs.semences paysannes
2004IFOAM reconnaît la pertinence des Systèmes Participatifs de Garantie (SPG) tels que pratiqués par Nature et Progrès.
2008 à aujourd’hui Montée en puissance de la production et de la consommation bio, 500 000 ha à 1,5 millions d’hectares certifiés AB, le bio devient une tendance de consommation forte (10% à 20% de croissance par an depuis 10 ans).
2009Mise en application d’un nouveau règlement européen pour la Bio, encore en cours aujourd’hui.

Retrouvez les textes réglementaires sur le site de l’Agence Bio
http://www.agencebio.org/les-textes-reglementaires
Si l’Agriculture Biologique officielle offre une garantie de pratiques respectueuses de l’environnement, la mention Nature et Progrès, défend une vision globale qui intègre des aspects sociaux et économiques. Au fil, du temps, le règlement bio national devenu européen s’est assoupli. Nature et Progrès, dans ses cahiers des charges, a toujours maintenu un niveau d’exigences élevé. Par exemple, chez Nature et Progrès, les fermes sont 100% Nature et Progrès et à taille humaine.

Découvrir les différences entre le label AB et Nature & Progrès

Nature et Progrès répond aux attentes des citoyens

2013N&P révise ses statuts pour renforcer l'horizontalité
2014N&P participe à la création du Collectif pour une Agroécologie Paysanne pour défendre l'Agroécologie comme un corpus de pratiques vivantes et un mouvement social relié à l'agriculture paysanne et l'agriculture biologique
2016Les services des fraudes contestent à N&P le droit se référer à l'Agriculture Biologique
2017N&P se mobilise pour la reconnaissance citoyenne des SPG
2018Nouvelle réglementation européenne concernant la production, la transformation, la distribution, l’importation, le contrôle et l’étiquetage des produits biologiques estvotée. Elle sera appliquée à partir du 1er janvier 2021.
La bio industrielle se développe dans tous les groupes agro-aliamentaires et les GMS (grandes et moyennes surfaces). Mais les consommateurs ne sont pas dupes et recherchent une alimentation saine, locale et éthique. Nature et Progrès, depuis sa création, répond aux besoins fondamentaux des citoyens : accéder à une alimentation saine, produite localement, de manière éthique et respectueuse de l’environnement.
De plus, elle invite les consommateurs citoyens à s’impliquer dans la certification participative : les Systèmes Participatifs de Garantie.

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