N°36
OGM : Bruxelles tente le forçing

0,00

Date de publication : 07-08-2002
Rédacteur : Didier Guilet
Fonction du rédacteur : Président de la Fédération Nature & Progrès

Sommaire :

Débat : pour ou contre le développement des grands sites éoliens
Rencontre : sous le soleil exactement
Dossier. OGM : Bruxelles tente le passage en force
Semences bio : la réglementation contre la biodiversité ?
Mission : olivier
Elysée Padilla cuisine les olives
Société : la bio ou les OGM, l’U.E. doit choisir
Bio-portrait : André Bucher, l’homme aux 20.000 arbres
Bio-construction

UGS : 6 Catégorie :

Description

La gastronomie, quel plaisir ! Et dans ce domaine, juillet et août, les mois forts de l’été, générateurs d’un rythme de vie plus calme que durant le reste de l’année, se prêtent bien à des explorations culinaires. Notre goût s’éduque, puis s’entretient, comme notre vue ou notre ouïe : il demande un peu d’efforts et nécessite de garder le contact avec une riche palette de saveurs et de parfums, il exige que nous tournions sept fois notre langue dans notre bouche, à chaque bouchée, pour être sûr de ne perdre aucune sensation, si subtile
soit-elle.
Dans cette recherche, je m’applique à mettre en œuvre les recettes tentatrices d’Elysée Padilla. J’avoue qu’elles demandent un peu de créativité : si je trouve encore facilement des produits de substitution au miel de chêne, pour les citres, dans mon Ouest natal… je me régale !
Pour moi, pendant l’été, le meilleur des plats, c’est une tomate, coupée en rondelles, avec quelques tronçons de ciboulette, quelques feuilles de basilic, un filet d’huile d’olive vierge, et quelques grains de fleur de sel. Simple mais bon.
Ah, la tomate ! Tout un symbole, le cas d’école par excellence pour le consommateur bio que je suis, une joie… et une peine hélas !
Venant des lointaines Amériques, fruits de la mondialisation, installées dans nos jardins depuis de longs siècles, elles nous sont totalement indispensables. Vivre sans elles, l’été ?
Elles sont généralement rouges, mais c’est presque le seul point commun à toutes les variétés et encore n’est-il pas systématique, tant il y a de biodiversité en formes, couleurs, textures, goûts et parfums. Rondes, pointues, bicolores, unies. Plus de 150 variétés sont disponibles en Europe, parmi lesquelles certainement celles que vous préféreriez… si vous les trouviez sur le marché !
Car voilà, sauf à les produire vous-même, vous ne trouverez tout au long de l’année que deux ou trois variétés ayant pour caractéristiques : cueillies vertes, presque systématiquement sous serre, rondes, de taille uniforme, fermes, sans saveur particulière, farineuses souvent, surtout bonne pour la distribution ! Et cela, hélas, même en bio !
La bio Nature et Progrès, c’est la bio du goût, du choix et de l’authenticité. Que ‘le marché’ exige une production standard et économiquement rentable – c’est-à-dire au plus faible coût – le système économique actuel semble l’imposer.
Mais, messieurs les producteurs, quelques pieds de plein champ dans un coin de votre exploitation, comme vous saviez le faire il y a encore peu de temps, est-ce trop vous demander ? En tout cas, moi je vous le demande : j’ai mon ‘goût’ à entretenir !
Je vous souhaite à tous un bon été.