N°46
Pollution et Santé

5,00

Date de publication : 03-04-2004
Rédacteur : Didier Guilet
Fonction du rédacteur : Président de Nature & Progrès

Sommaire :

Débat : les téléphones portables sont-ils nuisibles pour la santé ?
Société : les déchets ne sont pas une fatalité
Dossier : notre siècle sera écologique ou nous ne serons plus
Enquête : les pollutions domestiques
Végétal : créer un jardin d’herbes aromatiques
Cuisine : Elysée Padilla cuisine les herbes aromatiques
Initiative : lutter contre les pesticides au nom des générations futures
Enquête : Tchernobyl, radioactivité et censure
Bio-construction : les fondations
Petites annonces et jardinage

Rupture de stock

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Description

Ce nouveau numéro de la revue est à lire, et plus encore à méditer. L’égrenage des causes possibles de pollution, comme un inventaire à la Prévert, a de quoi donner le tournis, tant sont nombreux les aspects de notre vie quotidienne qui laissent au final des traces indésirables : alimentation, transports, loisirs, santé…
Nous avons beau nous efforcer de maîtriser autant que possible nos propres nuisances, par le tri sélectif, l’usage de transports en commun, la consommation de produits bio ou écologiques, en faisant attention à nos dépenses énergétiques, il y aura toujours des domaines où nous ne trouvons pas de solutions. Soit parce qu’il n’y a pas d’alternative actuellement, soit parce qu’elles sont trop onéreuses ou demandent des comportements collectifs que notre société n’est pas prête à adopter.
De fait, l’idéal d’un niveau de pollution zéro est une utopie, qu’il serait vain de rechercher aujourd’hui à l’échelle de la Terre entière.
A méditer donc, dans une période où nous ne pouvons ignorer les demandes de partages des populations qui aspirent à rejoindre nos normes de confort : l’équilibre consommations/nuisances nécessaire à une gestion durable de la Terre ne passera-t-il pas par des renoncements à certaines de nos habitudes de consommation, et lesquelles ?

Parmi les actions possibles, la généralisation de la production et de la consommation de produits biologiques aux dépens de l’agriculture conventionnelle, aurait des effets déjà extraordinaires, compte tenu des pollutions chimiques, gaspillages d’eau, d’énergie etc. engendrés par cette dernière.
L’idée du Ministère, de définir un plan de relance de la bio, a paru intéressante. Jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que, pour l’essentiel, il ne s’agit que de rationaliser les pratiques bio, au sens économique du terme, en faisant l’impasse sur les volets éthiques que nous défendons.

C’est un non sens inacceptable pour Nature & Progrès. Nous travaillons donc à apporter dans notre réseau des réponses plus adaptées, en nous appuyant notamment sur une charte de pratiques concrètes à multiplier dans les fermes et entreprises sous notre mention. La généralisation de ces pratiques, privilégiant les circuits courts, l’approvisionnement saisonnier et local, incitant aux économies d’énergie et au respect d’une véritable éthique sociale, feront la différence entre l’écologie de façade et l’écologie de terrain. C’est une politique à long terme qui demandera encore beaucoup de courage, de patience et de dévouement à ses promoteurs, qu’ils soient producteurs ou consommateurs. Et à laquelle vous contribuerez activement, nous l’espérons.