N°59
Semences et souveraineté alimentaire

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Date de publication : 11-12-2006
Rédacteur : Jordy van den Akker
Fonction du rédacteur : Président de la Fédération Nature & Progrès

Sommaire :

Bio-portrait : l’homme qui plantait des blés
Dossier : du paysan récoltant aux firmes semencières
Dossier : les variétés hybrides, progrès génétique ou arnaque ?
Dossier : des plantes mutantes dans nos assiettes
Dossier : UPOV 1991, contrôle des semences et politique sous influence
L’amélioration des plantes : le virtuel contre le vivant
Les Indiens du Chiapas contre la biopiraterie
Ecologie : eau secours Bengladesh
Programme des conférences de Marjolaine 2006
Végétal : les plantes à pot
Jardinage
Petites annonces
Agenda

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Description

Depuis ses débuts, Nature & Progrès défend et construit son idée d’agroécologie. Il s’agit de l’étude et de la mise en pratique d’écosystèmes cultivés avec une approche globale. Notre devise « Pour notre santé et celle de la Terre » résume le respect que nous avons pour la diversité des cultures — communautés humaines — et celle des biotopes — communautés vivantes naturelles.
C’est justement cette approche d’éco-système cultivé qui permet de concevoir et de définir des pratiques agricoles responsables aux niveaux écologique, social et économique dans les quatre coins de la planète. Dans cette diversité de cultures, des valeurs communes lient les peuples traditionnels et les « alternatifs » face à la culture moderniste dominante. Ces valeurs sont entre autres l’équité, le respect de la terre mère, l’autonomie. Cette dernière reste à conquérir notamment vis-à-vis des besoins essentiels de l’homme (nourriture, santé, habitat…) : c’est un point fondamental que nous abordons ici sous l’angle des semences et de la souveraineté alimentaire.

Dans ce numéro, nous présentons d’abord les semences comme principale clé des paysans et des peuples pour l’accès à la nourriture (pages 10-12). Un éclairage historique permet de mieux comprendre pourquoi nous en sommes arrivés à la situation aberrante d’aujourd’hui (pages 14-16). Parmi les moyens utilisés par les multinationales pour dominer le marché de la semence, il y a les variétés hybrides, des « super-semences » issues d’individus consanguins (pages 18-22) et la mutagenèse, une manipulation du vivant transgressant les barrières génétiques inter-espèces avec ses conséquences multiples (pages 24-27). Les firmes semencières ne s’arrêtent pas aux techniques, elles détournent les lois et créent des brevets sur des biens communs de l’humanité (pages 28-30). Dans l’intérêt du plus grand nombre ?

Enfin, la présentation des enjeux qui gravitent autour de ces graines au pouvoir extraordinaire de régénérer la vie, dépassent les pratiques agricoles, la recherche agronomique et la réglementation. L’homme moderne étire de plus en plus le fil liant l’humanité à la nature, il se fait à l’idée qu’un monde virtuel est possible (pages 31-33). Ceci résulte d’une démarche intellectuelle, de la segmentation et du découpage des domaines d’étude et des activités. La réponse est une approche globale, interconnectée, diversifiée dans tous les domaines. De la biodiversité naturelle et cultivée dépend la survie de l’humanité. A l’échelle de la société c’est un changement de paradigme dont nous avons besoin, une inversion des valeurs, des priorités par un effort individuel et collectif.