N°74
La cosmétique Bio

6,00

Date de publication : 09-10-2009
Rédacteur : Richard Marietta
Fonction du rédacteur : Président

Sommaire :


Bio-portrait : Michel Besson, globe-trotter de l’équitable
Turquie : une agriculture bio au détriment d’une agriculture locale
Réflexion : Alimentons l’Europe
DOSSIER : La cosmétique Bio
De l’utilité du bio dans la cosmétique
Produits de soins : label confusion
Ces simples qui ne le sont pas
Des cosmétiques au bord du chemin
Huiles essentielles et eaux florales
Quelques recettes simples à faire à la maison
Végétal : le chou
Les gestes du jardinier
Cuisine : la betterave
Le programme des ciné-conférences de Marjolaine
Les petites annonces
L’agenda des manifestation éco et bio

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UGS : 50 Catégorie :

Description

Simple, efficace, durable et généralisable :
à travers ces quatre mots, c’est l’enjeu du 21ème siècle et l’objectif fondamental de Nature & Progrès que j’entrevois. Dans le dernier numéro de la revue, nous nous posions le problème du développement… jusqu’où ? C’est en effet la première difficulté que nous rencontrons toujours et partout dans notre recherche d’une ligne directrice. Ce développement s’appuie aujourd’hui sur les actes de produire, transformer, distribuer et consommer, qui sont éternels et indissociablement liés à l’humain. C’est le bien-être de ce dernier qui doit aujourd’hui impérativement remplacer le bien-être de l’économie et du profit dont l’hégémonie nous conduit au chaos. Si nous croyons qu’un autre monde est possible et voulons participer à la construction d’un véritable projet de société, le filtre de ces quatre mots peut nous y aider fondamentalement…
Simple, car il paraît inconcevable que des technologies toujours plus complexes et coûteuses puissent être un jour comprises et acceptées par des populations issues de la terre et des liens étroits, biologiques et sensuels qu’elles ont créés avec elle depuis la nuit des temps. Est-il possible de rester humain, heureux et intègre dans son corps et son esprit, en passant l’essentiel de sa vie à apprendre le fonctionnement et en utilisant des machines devenues soi-disant indispensables à notre bonheur ? L’observation de l’état de santé physique et mental de nos concitoyens devrait nous apporter assez facilement une réponse.
Efficace, car le fonctionnement même de notre système sociétal repose sur le pillage de la terre et de ses habitants les plus démunis économiquement. Parce que la survie de la société de l’argent que nous avons créée fait exploser les limites mêmes de l’économie qui devient dispendieuse, énergivore et totalement inefficace au regard de l’étymologie du mot. Le système de production et de consommation planétaire ne tient compte que du marché. Il nous informe sur l’aberration totale du véritable rendement dont un seul et unique critère est pris en compte : l’argent !
Durable, car si les évidences mises à jour au Grenelle sont étalées en couches épaisses et continues sur toutes les façades apparentes de notre paradis technologique, nous vivons encore dans un leurre en nous dissimulant les véritables transformations qui sont absolument et rapidement nécessaires à la coexistence de l’homme et de la terre. Les mesurettes de toutes sortes, destinées essentiellement à changer de couleur l’indispensable croissance matérielle, seront bien loin du compte à l’heure du bilan.
Généralisable enfin, car il apparaît impossible d’offrir à chaque terrien le pseudo ‘confort matériel’ accaparé aujourd’hui par une petite minorité. Les nouvelles économies d’énergies dans les domaines du déplacement ou de la production, par exemple, sont basées sur une recherche et une mise en œuvre dispendieuses qui ne seront jamais accessibles à la majorité. Des salaires occidentaux honteux sont alloués à des missions de ‘développement équitable’ dont le véritable objectif n’est souvent que de racheter la bonne conscience du pillage.

Dans le dossier de ce numéro sur les cosmétiques, j’aimerais faire un vœu : que chaque lecteur tente de faire passer sa réflexion à travers le filtre de ces quatre mots et se pose les questions : ‘est-ce bien indispensable ?” et ‘existe-t-il une alternative ? “. Le bonheur devra être proche… ou ne sera pas.
Bonne lecture.