N°75
Bio et pandémies

6,00

Date de publication : 11-12-2009
Rédacteur : Richar Marietta
Fonction du rédacteur : Président

Sommaire :

Bio-portrait : Visite au coeur de Nature & Progrès Belgique
Initiative : Les villes en transition
Témoignage : Hommage à Teddy Goldsmith
DOSSIER : BIO ET PANDEMIES Bio et santé : une approche globale. Grippe A : la mascarade. Vaccins et adjuvants : ce que Pasteur n’avait pas prévu. Prévenir c’est guérir. FCO : un collectif d’éleveurs s’oppose à la fièvre vaccinale. Pandémies virtuelles pour nouvel ordre mondial… réel ? Pandémies et libertés publiques : de l’utilité des peurs collectives.
Végétal : le cornichon
Les gestes du jardinier
Cuisine : Desserts de fruits
Livre / vidéo / CD
Petites annonces
Agenda

UGS : 51 Catégorie :

Description

PERDU AU MILIEU DU PACIFIQUE, à 2 500 km de l’Australie, l’île de Nauru, avec ses 21 km2, et ses quelques 10 000 habitants, est la plus petite république indépendante du monde. Grâce à la manne extraordinaire due à l’extraction du phosphate naturel, elle fut considérée pendant une vingtaine d’années – de 1970 à 90 environ -, comme l’un des pays les plus riches de la planète, avec le deuxième rang en revenu par habitant, juste derrière l’Arabie Saoudite. Par un système de redistribution relativement équitable, cette manne a profi té à l’ensemble de la population.
Aujourd’hui, la source est tarie, et le pays est dans une situation catastrophique, tant au niveau économique qu’environnemental, social et sanitaire. La population,
habituée à un consumérisme effréné, avait arrêté de travailler, et de s’autoalimenter.
La malbouffe et l’oisiveté, liées peut être aussi à la pollution généralisée engendrée par l’extraction minière, l’ont conduites au bilan déplorable actuel. 90%des adultes
en surpoids, 45% de diabétiques, et une espérance de vie à peine supérieure à 50 ans. Qu’a donc fait cette population pour en arriver là ? Si ce n’est poursuivre les
aspirations de nos sociétés modernes et capitalistes : produire et consommer plus et toujours plus. L’hyperconsommation serait-elle davantage destructrice que la sous-alimentation? De quel espoir de développement sommes-nous porteurs au regard des sous-développés ?
LE TRANSFERT DES VALEURS ANCESTRALES de l’humanité, la spiritualité, la Nature, la nourriture
et tous les biens fondamentaux essentiels à la vie, vers la toute-puissance de l’argent ne semblent pas apporter les résultats escomptés. Bonheur et bonne santé ne sont pas toujours au rendez-vous. Iniquité, stress et maladie gagnent du terrain partout. L’espérance de vie élevée ne veut plus rien dire si elle est déconnectée de
la bonne santé. Si les progrès considérables de la médecine et de la chirurgie nous font croire au miracle, qui d’entre nous a vraiment envie de passer les 20 ou 30
dernières années de sa vie dépendant, dans un mouroir technologique rebaptisé « maison de retraite » ? Et lorsqu’on nous annonce tranquillement que d’ici dix ans,
ce ne sera pas une personne sur trois, mais une sur deux qui développera un cancer, et qu’aujourd’hui déjà c’est 350 000 cas déclarés par an, dont la moitié trouvera une
issue fatale, comment ne pas penser que c’est notre système même de valeurs qui est en cause ? Et comment ne pas faire le lien avec l’histoire de l’île de Nauru, perdue au milieu du Pacifi que ?
L’ALIMENTATION, NOTRE PREMÈRE MÉDECINE, n’est souvent plus considérée qu’en quantité de protéines assimilables. A l’image des campagnes Alimentons l’Europe, ou Alimentons
les régions, nous pourrions rajouter Alimentons les familles. Redonnons de la fierté et de la noblesse à l’acte de produire la nourriture, comme à celui de la consommer.
La re-sacralisation de l’alimentation comme source de santé physique et morale ne peut-elle être considérée comme la condition indispensable au développement
harmonieux de chaque individu dans son environnement ?
PUISSE LE DOSSIER DE CE NUMÉRO CONTRIBUER À LA RÉFLEXION
sur notre santé et aux liens étroits qui l’unisse à notre
vécu quotidien pris dans sa globalité.
Bonne lecture.